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Couper les dépenses dans les TI

26 octobre 2012

Les technologies de l’information ont déjà grandement fait leurs preuves pour ce qui est de faciliter la gestion des organisations. En effet, des investissements de plus en plus importants se font dans le secteur TI chez la plupart des entreprises pour entre autres accroître leur avantage concurrentiel. Il est aussi bon de savoir que c’est également le cas chez les gouvernements qui tentent d’en tirer divers bénéfices.

Toutefois, il arrive à de rares occasions que les dépenses dans ce secteur soient trop importantes selon des experts comme Michelle Blanc, diplômée de la maîtrise en commerce électronique. C’est le cas du gouvernement québécois qui a utilisé 2,6 milliards de dollars dans les ressources informationnelles en 2011 alors que le gouvernement voisin, celui de l’Ontario, a dépensé plus que 2 fois moins, soit un somme d’environ 1 milliard de dollars. Cela peut s’expliquer en bonne partie par le recours aux consultants externes.

En Ontario, dès 2002, le gouvernement a commencé à remettre en question la façon de gérer les TI. À l’époque, ce secteur était contrôlé par des consultants dont les autorités de la province étaient en quelques sortes dépendants et dont le coût annuel augmentait constamment.  C’est pour cette raison qu’en 2009, l’Ontario a mis en place une équipe centrale spécialisée dans les TI pour s’occuper des projets gouvernementaux. Cela a permis à la province de sauver 60 millions de dollars annuellement.

C’est sur cette stratégie que le Québec devrait se tourner selon Mme Blanc. Le gouvernement québécois manque d’expertise au niveau des technologies de l’information et il doit se spécialiser pour diminuer la part laissée aux consultants trop coûteux. Le Québec vise pour le moment une intégration classique alors qu’il devrait se tourner vers l’approche plus rentable des Web services. Le fait de mette en place un plan numérique dans la province ou même encore de former un ministère permettrait de freiner «l’analphabétisme numérique» du gouvernement. Michelle Blanc pense même que la somme de 2,6 milliards est sous-évaluée.

Pour conclure, l’idée fondamentale n’est pas vraiment de couper dans les dépenses reliées aux TI, mais plutôt de restructurer la manière dont elles sont gérées dans la province pour en tirer le maximum d’avantages.

Samuel Poirier Audet

LESAGE, Valérie. «Du gras à couper dans les TI», Les Affaires, # 36, 6 octobre 2012, page 8.

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