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Comment une PME peut tirer profit des SI… sans en être spécialiste

2 mai 2013

Je travaille dans une PME dont l’activité principale est le tourisme, plus précisément la restauration et l’hébergement. Comme nombre d’entreprises appartenant à ce secteur et situées dans la région gaspésienne, nous ne pouvons pas posséder notre propre équipe d’analystes en TI ! Alors voilà une liste non exhaustive des outils accessibles (et en partie gratuits) pour tirer profit des Technologies de l’Information.

Pour commencer toute entreprise voulant trouver des clients doit aujourd’hui passer par internet. Le domaine touristique est aujourd’hui très concurrentiel et la plupart des clients vont se laisser guider par l’aspect visuel et informatif des données partagées sur internet. Le trousseau de base pour une PME touristique est le site internet classique, Facebook, Twitter, et le blog. Disons qu’il s’agit d’une sorte de forfait de base, chaque outil ayant un objectif distinct. Le site web permet de donner de l’information générale sous forme de textes, de photos, de partager des pièces jointes (descriptif de menu, programmation estivale…), de rendre accessible un formulaire de réservation en ligne. La page Facebook et le compte Twitter sont une ligne de communication ouverte en permanence entre l’entreprise et ses clients, permettant par exemple des réductions momentanées, des informations quotidiennes sur les activités de l’entreprise. Enfin le blog personnalise le contact avec l’entreprise en la rendant plus proche du client, en mettant l’accent sur l’expérience client. Les trois outils se complètent, se répondent, et se juxtaposent pour que les clients trouvent les informations pertinentes et adaptées à chaque plateforme.

Plus en détail, les PME touristiques peuvent également utiliser des outils mis à leur disposition par Google, comme la géolocalisation. À l’heure des téléphones intelligents, cette option est primordiale pour tous les clients qui se déplacent avec ce type d’appareil, ou tout autre GPS, puisque cela facilite l’accessibilité à l’entreprise, mais cela permet également de fournir des informations complémentaires : photos, commentaires, charte de prix. Il est indispensable pour les entreprises touristiques d’être géolocalisées, afin d’être en concurrence avec les autres commerces qui les entourent. Toutes les entreprises ont à gagner dans la géolocalisation, car le client peut également se rendre compte des services entourant son adresse de destination : cinéma, restaurants, épicerie, musée, etc… La géolocalisation peut aussi être utilisée à des fins ludiques, avec les géocaches, qui permettent de mettre en valeur certains attraits touristiques. Le géocatching est une sorte de chasse au trésor moderne à laquelle celui qui possède un GPS peut jouer.

Les bookers sont devenus une sorte de concurrence avec les sites hôteliers. Il s’agit d’un outil à double tranchant : le site de booker permet de toucher plus de clients, notamment par la traduction du contenu des pages, mais aussi par les ressources de référencement que peut se permettre le booker. En très peu de temps, booking.com est devenu un site incontournable pour les réservations en ligne. Le référencement d’un hôtel via ce site est souvent présent dans les premiers choix de Google, avant le site même de l’hôtel. Un des avantages de ses sites est la mise à jour automatique des disponibilités des chambres. L’hôtelier n’a pas à investir dans un outil de gestion d’espace. Les côtes des bookers varient entre 10 et 20%. Chaque entreprise peut évaluer en fonction de ses besoins, si il est nécessaire ou pas de passer par un booker, selon son achalandage. En saison basse, il s’agit d’une visibilité de plus, par contre sur des saisons naturellement fortes, il est peut être préférable de fermer l’allotement, c’est-à-dire les chambres ouvertes sur les sites des bookers.

Les sites d’achats de groupe, tel que Groupon, sont parfois réservés aux grandes marques, mais peuvent être également un outil marketing important pour l’industrie touristique.  Il peut s’agir d’attirer de nouveaux clients, de lance un nouveau forfait avec une promotion spéciale, de dynamiser une période creuse, de gagner en visibilité. Cependant comme les bookers, ces sites ont eux aussi un revers de médaille : l’hôtelier doit verser une commission, parfois pouvant aller jusqu’à 65%, ce qui peut rendre l’initiative hasardeuse pour une PME.

Chaque entreprise peut trouver les outils nécessaires à son bon positionnement sur internet. Cependant, cela demande un investissement de temps et surtout une bonne stratégie pour faire les bons choix. Mais tous ces outils sont complémentaires car aujourd’hui peu de touristes voyagent sans connexion internet et la concurrence sur la toile est rude.

 

Articles de réference :

http://veilletourisme.ca/2010/06/11/gps-et-tourisme-suivez-la-direction/

http://veilletourisme.ca/2013/02/06/dans-une-geocache-pres-de-chez-vous/

http://veilletourisme.ca/2013/04/30/les-sites-dachats-groupes-favorisent-le-tourisme-domestique/

http://veilletourisme.ca/2007/09/21/en-quoi-facebook-exerce-t-il-un-impact-sur-l%E2%80%99industrie-touristique/

http://veilletourisme.ca/2011/11/02/des-strategies-pour-gerer-votre-reputation-en-ligne/

http://veilletourisme.ca/2009/08/17/l%E2%80%99opportunite-du-web-20-pour-les-destinations/

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Fiche de lecture : Les réseaux sociaux Facebook, Twitter, Linkedln, Viadeo – Comprendre et maîtriser ces nouveaux outils de communication de Romain Rissouan

28 avril 2013

ImageRomain Rissouan nous donne ici les principes fondamentaux des réseaux sociaux. L’ouvrage s’adresse surtout à des néophytes et donne à voir un ensemble quasi exhaustif de la définition et l’usage des réseaux sociaux.

Dans une première partie, l’auteur aborde les définitions essentielles pour bien comprendre les médias sociaux ainsi que les critères indispensables pour réussir son intégration sociale virtuelle. Avant le web 2.0, le rapport à internet était unilatéral : on allait consulter un site. Aujourd’hui, la création d’une relation bilatérale, via les réseaux sociaux donne la possibilité de faire circuler l’information à l’infini. Romain Rissoan apporte de nombreux conseils pour gérer notre identité et nos relations virtuelles : la qualité de l’interaction passe par la fréquence des échanges, leur degrés d’intimité et leur multiplexité. Le dynamisme de notre capital social dépend de l’interaction, du partage, de la confiance et du temps consacré à ces échanges. Plusieurs critères rendent les réseaux sociaux incontournables : l’immédiateté, l’aspect technique et technologique, le poids économique, le facteur sociologique et même la définition législative puisque l’identité numérique va revêtir une dimension légale via les réseaux sociaux.

L’utilisation professionnelle des réseaux sociaux est abordée de façon structurée dans la seconde partie en nous donnant des outils concrets pour réussir avec les médias sociaux. Construire une équipe, observer les exemples de réussite et d’échec, définir un objectif avec ses moyens, définir un stratégie, définir l’utilité de chaque médias sont autant d’étapes à respecter pour bien intégrer ce mode de communication à son activité professionnelle. Pour cela, l’ouvrage propose une guide d’utilisation détaillé de chaque médias sociaux tels que Twitter, Linkedin, Facebook, Viadeo, Google+, la suite Google, et les autres médias sociaux spécialisés.

Enfin, la dernière partie propose un bilan sur la stratégie et la méthodologie d’utilisation des réseaux sociaux. Les différentes étapes sont l’organisation, l’observation et l’expérimentation prudent des bonnes pratiques, la définition d’un objectif réalisable, le respect, l’automatisation des outils pour permettre une fréquence et une fidélité de fréquentation, un recommencement perpétuel du processus pour se garder à jour.

Si l’ouvrage relève parfois du gros bon sens et propose des schémas quelque peu scolaires, il n’en est pas moins intéressant pour l’approche analytique et méthodologique qu’il fait des médias sociaux. Romain Rissouan ne propose pas ici un manuel technique de ces outils, mais plutôt de nombreux conseils pour bien gérer son e-réputation et pour connaître les bonnes pratiques et les bonnes manières d’être dans ce monde virtuel comme dans les relations humaines en général.